Selon Max Bögl, il existe plusieurs différences majeures entre le TSB et le Transrapid. Tout d’abord, le TSB est un système intégré complet issu d’un seul et même fabricant. Max Bögl vise à offrir à ses clients une solution complète, de la conception à la fabrication des véhicules, comprenant le montage sur site et l’exploitation des systèmes.
Alors que la force du Transrapid réside dans sa vitesse, le TSB poursuit un objectif plus complexe : fournir un transport public à l’épreuve du temps pour les villes densément peuplées.
Si à 150 km/h, le TSB est plus lent, il est aussi plus silencieux. Il n’émet aucune vibration, presque aucun bruit, et il est assez souple pour s’adapter à une multitude de configurations urbaines : voies surélevées, au niveau du sol, ou souterraines.
Cette adaptabilité est le fruit d’une ingénierie précise de l’infrastructure. Le châssis du TSB est inséré à l’intérieur de la voie de guidage, et le train se soulève par la force des aimants à hauteur d’un peu plus de six millimètres. Cela permet de limiter la largeur de la voie, un atout non négligeable pour les zones urbaines où l’espace est compté.
La technologie sophistiquée du Transport System Bögl le rend à la fois plus sûr et plus efficace : « Le TSB a l’avantage d’être bien plus efficient que les systèmes de transports traditionnels », commente Andreas Rau. L’automatisation du système, sans conducteur et sans erreur humaine, associé aux avantages de la sustentation magnétique permet de réduire les coûts d’exploitation de 20 % par rapport aux systèmes ferroviaires avec roues classiques. « Le TSB peut être programmé pour fonctionner à la demande, ce qui évite les trajets à vide en dehors des heures de pointe et dans les zones rurales », complète Andreas Rau.