Le monde doit faire face à des contraintes colossales : des ressources limitées, l’impact du changement climatique et l’explosion démographique. Ces contraintes font qu’il est plus que jamais crucial pour l’industrie de trouver comment construire plus, mieux et avec moins.
En automatisant plus efficacement leurs activités, les entreprises de construction et de production pourront construire de manière plus durable. Appliquée aux procédures de chantier par exemple, la robotique permettra de réutiliser des matériaux issus de bâtiments ou d’infrastructures existants, à un coût bien moindre. Plutôt que d’essayer de nous enseigner comment mettre en place des méthodes environnementales, les ordinateurs nous aideront à construire dans la durée et de manière fiable, ce qui est impératif.
L’automatisation a le pouvoir de créer un marché économique tout nouveau autour du recyclage et de la réutilisation des matériaux. Cela pourrait se produire dans l’industrie automobile : certains diront que c’est de moins de voitures dont le monde a besoin, mais que se passerait-il si les voitures étaient fabriquées pour moins cher, si elles étaient plus petites, plus écologiques, plus électriques et qu’elles consommaient moins ?
Actuellement, il y a en circulation des flottes entières de boîtes métalliques vieilles de 15 à 20 ans, avec d’énormes blocs-moteurs métalliques. Si les constructeurs automobiles pouvaient fabriquer des voitures à 10 000 euros, voire à 5 000, en remplaçant leurs moteurs à explosion par des technologies électriques bon marché, combien de temps faudrait-il avant que les consommateurs se débarrassent de leurs anciens véhicules polluants ?
Du point de vue électronique, les voitures électriques sont plus élaborées, mais leur mécanique est moins complexe. Dans un monde fortement automatisé, les fabricants pourraient rapidement moderniser le parc automobile de la planète, tout en recyclant les matières premières que contiennent les voitures actuellement en circulation.